Mardi 26 octobre, j’ai posé une question au Ministre de l’Education nationale sur le fléau du harcèlement scolaire. Tragiquement, le harcèlement scolaire est à nouveau au cœur de l’actualité avec le suicide de la jeune Dinah, 14 ans, victime de harcèlement incessant pendant plusieurs années.

Retrouvez mon intervention ici :

« Ma question s’adresse à Monsieur le Ministre de l’Education nationale et j’y associe mon collègue Bruno Fuchs.

Elle s’appelait Dinah, elle avait 14 ans et assumait son orientation sexuelle. Victime de harcèlement scolaire incessant pendant deux ans, elle a commis l’irréparable.

Cette tragédie nous crève le coeur et nous exprimons nos condoléances à ses proches.

Monsieur le Ministre, j’aurais aimé que ce soit ma première question d’actualité dédiée au harcèlement scolaire. C’est malheureusement la troisième. Depuis janvier, Dinah est la 19ème victime mortelle du harcèlement scolaire. Et ce fléau sévit bien au-delà de ces drames irréversibles. Les chiffres de la mission du Sénat sont édifiants : 1 million d’enfants et d’adolescents verraient leurs conditions de vie et d’apprentissage dégradées du fait de harcèlement

avec des conséquences de long terme sur leur avenir et leur santé.
Vous menez une politique volontariste face à ces violences. L’expérimentation « clé-en-main » a été saluée unanimement par les acteurs de l’enfance et sa généralisation avec le programme « Phare » est prometteuse. Certaines mesures, comme l’instauration d’élèves ambassadeurs ou d’équipes dédiées, constituent des progrès. Le travail remarquable des membres de la communauté éducative et des associations, qui participent notamment à l’accompagnement des victimes, doit également être reconnu.

Toutefois, pour nos enfants, pour l’école de la République, nous devons aller plus loin et faire évoluer notre arsenal juridique. Dès 2002, un délit spécifique de harcèlement au travail a été créé, en reconnaissance des conditions oppressantes qu’un adulte peut subir dans un environnement dans lequel il passe une part substantielle de son temps. Aucun équivalent n’existe pour protéger nos enfants, pourtant plus vulnérables. En 2014, un délit général de harcèlement moral a été instauré mais il est inadapté au harcèlement scolaire, ne permet pas de disposer de données chiffrées et est souvent écarté dans les procédures. Nous devons combler ce vide

Monsieur le Ministre, nous avons déposé une proposition de loi en ce sens. Quelle sera votre position sur ce texte ? »

Souscrivez à ma lettre d'information

Rejoignez notre mailing list et recevez les dernières informations de la circonscription et de l'Assemblée nationale.

Merci pour votre inscription !