Mardi 18 mai, lors des Questions au Gouvernement, j’ai interrogé le Ministre de l’Éducation nationale et le Secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfance sur les mesures qu’ils comptaient prendre pour lutter contre les violences et le harcèlement dont les jeunes sont victimes, dans le milieu scolaire et sur les réseaux sociaux.

Retrouver mon intervention, et la réponse du Ministre de l’Education nationale, en vidéo :

« Ma question s’adresse tout à la fois au Ministre de l’éducation et au Ministre chargé de la protection de la jeunesse. 

Le 8 mars dernier, Alisha, 14 ans, succombe à la noyade, poussée dans la Seine par deux camarades de classe.

Samedi 14 mai, Marjorie, 17 ans, est tuée à coups de couteau, après des rivalités sur les réseaux sociaux.

La liste des adolescents décédés à cause de la violence ou du harcèlement ne cesse de s’allonger.

Les violences et le harcèlement gangrènent notre société : au cours de la scolarité et des études supérieures, au travail, dans les espaces publics, en ligne, sous des formes morales ou sexuelles… 

Ces fléaux sont omniprésents.

Or, c’est souvent à l’école et sur les réseaux sociaux que les enfants y sont confrontés pour la première fois.

Tolérer la violence à l’école et sur les réseaux sociaux, c’est l’ancrer dans le développement des enfants et la cautionner dans la société des prochaines décennies. A l’inverse, prôner, dès le plus jeune âge, l’empathie et le vivre-ensemble, permettra aux adultes de demain d’adopter des leviers de communication non violente.

Pour apaiser notre société́, nous devons intervenir dès le plus jeune âge ! Et les solutions sont nombreuses : 

Par exemple, créer un baromètre du harcèlement et cyber-harcèlement pour avoir des chiffres fiables pour étudier le phénomène.

Nous pourrions aussi créer un délit de harcèlement scolaire, dans le code pénal, pour poser un interdit clair et précis et développer la prise de conscience autour du phénomène.

Ensuite, il est nécessaire de déployer une grande politique publique interministérielle de la jeunesse autour des questions de cyberharcèlement, de violences et de harcèlement scolaire.

Il faut aussi accompagner les victimes, mais aussi les auteurs qui reproduisent souvent une violence subie et mettre les réseaux sociaux face à leur responsabilité ! Leurs algorithmes propagent la violence. Ils doivent développer la protection de leurs utilisateurs, en particulier mineurs, en concertation avec les acteurs publics et associatifs.

Monsieur le ministre, comptez-vous prendre en compte ces propositions et protéger ainsi notre jeunesse de cette violence ?

Je vous remercie. »

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