Mardi 13 avril, l’Assemblée nationale avait à se prononcer sur l’organisation des prochaines élections départementales et régionales. 

Pour ces élections locales, si importantes pour tout citoyen attaché viscéralement à la décentralisation et à nos institutions, deux risques essentiels – sanitaire et démocratique – étaient identifiés. À ce titre, afin de minorer ces deux risques, le Mouvement Démocrate, par la voix de son président ou de ses parlementaires a, depuis plusieurs mois, proposé le recours au vote anticipé, ou par correspondance, sans succès.

–       Un risque sanitaire, lié à l’organisation matérielle et humaine du scrutin. Les mairies auront-elles les salles nécessaires et suffisamment grandes pour accueillir les électrices et électeurs ? Le nombre d’assesseurs juridiquement indispensable (600 000 pour l’ensemble du territoire national) pourra-t-il être réuni, sans mettre en péril leur santé et écarter tout risque de contamination ?

–       Un risque démocratique, lié à la campagne électorale. Comment faire campagne quand on ne peut pas réunir plus de 6 personnes ? Comment intéresser les électeurs à l’enjeu du scrutin lorsque l’abstention est déjà, en temps ordinaire, très élevé ? Comment mobiliser ce même électorat le jour du scrutin, quand les esprits seront légitimement plus tournés vers les regroupements familiaux et amicaux que vers les rassemblements civiques ?

Pour tenter de répondre à ces questions, le Gouvernement, à l’appui du rapport du conseil scientifique, a souhaité demander l’avis des maires. 

Pour ma part, dès le 31 mars, et dès publication du rapport du comité scientifique – soit 14 jours avant le débat au Parlement ! –  j’ai interrogé les 25 maires de la circonscription sur cet enjeu « éminemment politique, sanitaire et démocratique ». Si certains maires ont pris le temps de me répondre, il est remarquable de noter que l’avis de certains a évolué en quelques jours, du report au maintien des élections, au prix, sans doute, de quelque réflexion plus approfondie, qui démontre la difficulté de la décision à prendre. 

Accuser la méthode de concertation me semble faire preuve d’un peu de mauvaise foi. On ne peut revendiquer légitimement plus de place aux élus locaux et trouver critiquable le fait d’être consulté par le gouvernement. 

Le Parlement, Assemblée nationale et Sénat, s’est désormais prononcé. Le scrutin aura donc lieu les dimanches 20 et 27 juin prochains. Dont acte. Chacun aura pris ses responsabilités. 

Il nous reste à chacune et chacun, en notre qualité de citoyen, d’apporter, dans les 2 mois qui nous séparent du 1er tour du scrutin, notre contribution au débat démocratique.

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