Climat : 50 parlementaires écrivent à Emmanuel Macron pour demander un « grand projet de loi » s’inspirant des propositions de la Convention citoyenne

Climat : 50 parlementaires écrivent à Emmanuel Macron pour demander un « grand projet de loi » s’inspirant des propositions de la Convention citoyenne

50 parlementaires, emmenés par Erwan Balanant (MODEM) et Marjolaine Myenier-Millefert (LREM) coordinateurs du collectif Accélérons la transition écologique et solidaire, et Ronan Dantec, coordinateur du collectif sénatorial Urgence climatique, ont co-signé dans une démarche transpartisane un courrier au Président de la République pour soutenir l’indispensable travail accompli par la Convention Citoyenne pour le Climat. 

Les signataires soulignent à la fois le sérieux du travail accompli, le besoin d’être « bousculés dans leur travail parlementaire » et demandent au Président de tenir sa promesse du « sans filtre ».

Les signataires soulignent à la fois le sérieux du travail accompli, le besoin d’être « bousculés dans leur travail parlementaire » et demandent au Président de tenir sa promesse du « sans filtre ».

Dans une lettre adressée à Emmanuel Macron, Édouard Philippe et à Élisabeth Borne et publiée vendredi 26 juin sur franceinfo, 50 parlementaires (38 députés et 12 sénateurs) saluent le travail et l’engagement des 150 Français de la Convention citoyenne et proposent de discuter d’un « grand projet de loi citoyen sur le climat ».

« Ce processus démocratique inédit nous bouscule dans nos habitudes de parlementaires, pour le meilleur ! », écrivent les parlementaires qui disent reconnaître « la légitimité » de l’assemblée citoyenne. Ils saluent 150 mesures « souvent novatrices et radicales » et « indispensables, car elles tracent un chemin pour une France plus écologique, acceptables par chacun et accessible à tous ».

Rééxaminer les mesures déjà débattues

Les signataires pressent ainsi Emmanuel Macron de soumettre les mesures au Parlement. « Nous vous encourageons, Monsieur le Président de la République, dans votre promesse de livrer ‘sans filtre’ les mesures législatives rédigées afin de les soumettre à l’examen et au débat auprès de la représentation nationale », écrivent les signataires. 

Ils ajoutent également qu’ils soutiendront « les mesures de nature budgétaire, dès le projet loi de finance rectificative ».  Ils appellent enfin à « réexaminer à la lumière du contexte de la crise économique, écologique et sociale », les mesures déjà débattues au Parlement.

Parmi les députés signataires, une majorité de députés La République en Marche, comme Valérie Petit, des députés MoDem, et 12 membres du nouveau groupe parlementaire « Écologie, Démocratie Solidarité », dont les ex-LREM Cédric Villani, Matthieu Orphelin, Paula Forteza ou Aurélien Taché. Côté sénateurs, à noter la présence parmi les signataires de la sénatrice EELV Esther Benbassa.

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La liste des signataires

Liste des député.e.s

Baggarry Delphine
Balanant Erwan
Berta Philippe
Chapelier Annie
De Courson Yolaine
De Temmerman Jennifer
De Vaucouleurs Michèle
Dupont Stella
El Guerrab M’jid
Forteza Paula
Gaillot Albane
Haury Yannick
Josso Sandrine
Julien-Laferrière Hubert
Khedher Anissa
Lasserre Florence
Maire Jacques
Mette Sophie
Meynier-Millefert Marjolaine
Nadot Sébastien
Orphelin Matthieu
Pahun Jimmy
Perrot Patrice
Pételle Bénédicte
Petit Valérie
Potier Dominique
Racon-Bouzon Cathy
Rilhac Cécile
Rudigoz Thomas
Sage Maina
Sarles Nathalie
Taché Aurélien
Thillaye Sabine
Tiegna Huguette
Touraine Jean-Louis
Toutut Picard Elisabeth
Vanceunebrock Laurence
Villani Cédric 

Liste des sénateur.trice.s

Antiste Maurice
Benbassa Esther
Cabanel Henri
Corbisez Jean-Pierre
Dantec Ronan
Devinaz Gilbert-Luc
Gontard Guillaume
Jacquin Olivier
Jomier Bernard
Marchand Frédéric
Labbé Joël
Préville Angèle

Convention citoyenne sur le climat: des députés veulent saisir la balle au bond

Convention citoyenne sur le climat: des députés veulent saisir la balle au bond

Soumettre tout ou partie des propositions au Parlement et ne pas laisser le législateur de côté: les groupes politiques à l’Assemblée nationale souhaitent donner une suite à la Convention citoyenne sur le climat, et jouer pleinement leur rôle.

« Nous sommes prêts à traduire dans la loi l’ensemble des 149 propositions de nature législative » formulées par la Convention dimanche, a assuré mardi l’ancienne ministre de l’Écologie socialiste Delphine Batho, membre du groupe EDS, le plus allant sur ce sujet.

Ce groupe Écologie, Démocratie, Solidarités souhaite qu’il n’y ait « pas de tri » et que le gouvernement inscrive ces propositions dans un même projet de loi. A défaut, le groupe coprésidé par Matthieu Orphelin déposera une proposition de loi.

La Convention citoyenne pour le climat a demandé dimanche l’introduction de la lutte contre le réchauffement climatique dans la Constitution et la création d’un crime « d’écocide » par référendum, renvoyant l’exécutif et le Parlement à leurs « responsabilités » pour l’application des autres mesures. Parmi elles, la réduction de la vitesse sur l’autoroute de 130 à 110km/h, le renforcement du bonus-malus écologique sur les véhicules, un encadrement fort de la publicité, et encore de lourdes taxes sur l’alimentation ultra-transformée.

Emmanuel Macron recevra le 29 juin à l’Élysée les 150 citoyens de la Convention citoyenne et devrait leur donner ses premières réponses.

« J’attends du président qu’il nous donne à travailler », a aussi réclamé Erwan Balanant, député MoDem, se félicitant « d’articuler démocratie participative et démocratie représentative » afin de « créer du consensus pour avancer ».

Les députés communistes veulent aussi « un prolongement démocratique » aux propositions formulées par les citoyens et que le Parlement « joue son rôle plein et entier dans l’examen des propositions ». Ils ne veulent pas qu’Emmanuel Macron fasse « ses courses » en sélectionnant des sujets qui ne font débat pour personne avec un référendum.

Les députés LR sont plus frileux: « On va regarder ces propositions une à une. Ce qui est sûr, c’est qu’on est défavorables à la question de la limitation à 110 km/h sur l’autoroute parce que pour nous, ce n’est pas en ayant une écologie punitive qu’on réconciliera les Français avec l’environnement », a déclaré leur chef de file Damien Abad devant la presse.

Pour le reste, « il y a des choses sur lesquelles on est d’accord, d’autres un peu moins ».

Jean-Christophe Lagarde (UDI) a jugé pour sa part « très bien qu’on ait consulté les citoyens », mais estimé qu’avec un tirage au sort concernant des gens intéressés ou ayant travaillé sur le sujet, « à la sortie les propositions qu’ils font, ne représentent pas les Français ».

Dans un courrier adressé à la ministre de la Transition écologique, le député Erwan Balanant propose la création d’un fonds d’indemnisation pour les dégâts agricoles causés par les choucas des tours.

Dans un courrier adressé à la ministre de la Transition écologique, le député Erwan Balanant propose la création d’un fonds d’indemnisation pour les dégâts agricoles causés par les choucas des tours.

Dans un courrier en date de mardi, le député (MoDem) du Finistère Erwan Balanant attire l’attention de la ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, sur les dégâts causés aux cultures par les choucas des tours.

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Dans un courrier adressé à la ministre de la Transition écologique, le député Erwan Balanant propose la création d’un fonds d’indemnisation pour les dégâts agricoles causés par les choucas des tours.

Dans un courrier en date de mardi, le député (MoDem) du Finistère Erwan Balanant attire l’attention de la ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, sur les dégâts causés aux cultures par les choucas des tours.

« Puisque l’espèce est protégée, ne conviendrait-il pas d’indemniser les dégâts agricoles qui s’élèvent à plus d’un million d’euros, selon les estimations de la Chambre d’agriculture du Finistère ? Ne pourriez-vous pas mettre un fonds d’indemnisation en partenariat avec la Région Bretagne ? », demande à la ministre l’élu de la circonscription Concarneau-Quimperlé.

« Un fléau que nous ne maîtrisons plus »

En outre, « les dégâts provoqués impactant également les bâtiments publics et privés, il est nécessaire d’inciter les propriétaires d’habitations à prendre des mesures réduisant la reproduction des choucas qui utilisent les cheminées pour y établir leurs nids, estime le député. Un cofinancement associant les collectivités locales, l’État et les propriétaires apparaît indispensable pour engager une action d’envergure en ce sens ».
« C’est pourquoi, je vous serais reconnaissant de bien vouloir me faire connaître quelles actions l’État est prêt à mettre en œuvre pour aider nos agriculteurs, déjà en difficultés, à combattre un fléau que nous ne maîtrisons plus », conclut Erwan Balanant.

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Le secteur tourisme inquiet, le député Balanant interpelle Édouard Philippe

Le secteur tourisme inquiet, le député Balanant interpelle Édouard Philippe

Erwan Balanant.

Le secteur tourisme inquiet, le député Balanant interpelle Édouard Philippe – Quimperlé – Le Télégramme

Erwan Balanant, député MoDem de la circonscription Quimperlé-Concarneau, a interpellé le Premier ministre sur les inquiétudes du secteur touristique dans le Finistère vis-à-vis de la saison estivale et espère une reprise rapide de l’activité.

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Le secteur tourisme inquiet, le député Balanant interpelle Édouard Philippe – Quimperlé – Le Télégramme

Le député de la circonscription, Erwan Balanant, a interpellé le Premier ministre, sur les inquiétudes du secteur touristique dans le Finistère quant à la réouverture des bars, restaurants et des hébergements de tourisme. « Les professionnels attendent ainsi avec impatience les conditions qui permettront à tous les acteurs économiques de s’engager pleinement dans une saison estivale qui, à ce jour, s’avère incertaine », s’est inquiété le député auprès d’Édouard Philippe. « Si le Gouvernement a immédiatement pris les mesures de soutien nécessaires pour toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, ces mesures opérationnelles s’avéreront insuffisantes si les acteurs du tourisme ne peuvent rapidement reprendre leur activité normale ». Il demande ainsi « d’étudier de nouvelles mesures permettant de pérenniser l’activité des entreprises du secteur touristique », en ciblant l’annulation des charges et en souhaitant une « une reprise la plus rapide possible d’un secteur qui représente 8 % du PIB breton ».

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Coronavirus. Pays de Quimperlé et Concarneau : le député, Erwan Balanant, travaille de la maison

Coronavirus. Pays de Quimperlé et Concarneau : le député, Erwan Balanant, travaille de la maison

Comment travaille un député, en cette période troublée ? C’est la question que nous avons posée à Erwan Balanant, le député de la huitième circonscription de Concarneau-Quimperlé.

 « Je suis resté à Quimperlé. Et comme les autres, comme tout le monde, je suis en confinement. De chez moi, je gère les dossiers.  Erwan Balanant est revenu à la maison, jeudi 12 mars. Depuis cette date, le député finistérien n’est pas retourné à Paris et à l’Assemblée nationale. Il travaille en… télétravail.

Mais l’éloignement géographique avec l’hémicycle et son bureau ne l’a pas empêché d’être actif  à distance, sur le texte Urgences. Nous avons eu de nombreuses réunions téléphoniques pour effectuer et poursuivre le travail législatif important sur ce texte. J’ai eu de nombreux maires de la circonscription au téléphone, ainsi que des entrepreneurs et des chefs d’entreprise. Je suis à leur écoute ».

Ces discussions ont permis à Erwan Balanant de  faire remonter des choses concernant ce texte. Par exemple, j’ai eu le président régional de la Chambre de commerce et d’industrie. Il avait des interrogations sur les mesures traitant du chômage partiel ».

« Il y aura un avant et un après »

 « Il y avait des trous dans la raquette »   , poursuit le Quimperlois. La question de la protection des mineurs isolés et non-accompagnés a également fait l’objet de retouches, après les contacts qu’il a pu avoir avec des responsables de l’Unicef. Le statut des agents contractuels aussi, après un échange avec un maire du pays de Quimperlé.

Tout en étant en relation permanente avec ses deux attachées parlementaires restées à Paris, le quotidien du député est guidé par trois grands axes :  Gérer la crise et être à l’écoute de tout le monde ; expliquer le pourquoi de ce texte ; se mettre à la disposition des gens pour faire remonter les interrogations, les remarques, etc. 

Erwan Balanant se veut, avant tout,  être le lien entre les décisions prises (au sommet de l’État, N.D.L.R.) et les réalités du terrain. Je suis un député de terrain, insiste-t-il. C’est encore plus vrai actuellement, avec la crise que nous vivons et que nous traversons. Avec un maître-mot pour guider nos actions : de l’humilité ».

Erwan Balanant ne sait évidemment pas quand il pourra reprendre sa vie normale d’élu de la République. Mais en attendant, il le martèle :  Nous sommes dans l’urgence. Il faut de l’écoute et de la solidarité. Nous devons, tous, nous serrer les coudes. 

En raison des circonstances, il ne devrait rendre les conclusions de sa mission parlementaire sur le harcèlement scolaire que fin mai.

Et peut-être qu’à cette époque,  nous serons en sortie de crise. Une crise qui révèle des tas de problèmes de notre société. Il y aura un avant et un après. Le plan de relance devra bien prendre en compte les notions essentielles que sont l’environnement et le social ».

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Marchés : selon le député Erwan Balanant, « la priorité est donnée à la ruralité »

Marchés : selon le député Erwan Balanant, « la priorité est donnée à la ruralité »

Quimperlé. Erwan Balanant souhaite que le « cas de Yougoulé Tounkoura soit à nouveau étudié »

La fermeture des marchés ouverts, sauf dérogation du préfet sur avis du maire, interpelle les citoyens. Le cas du marché de Moëlan-sur-Mer, interrompu ce mardi matin conformément aux dispositions gouvernementales, a fait grand bruit dans le pays de Quimperlé. Interrogé ce mardi, Erwan Balanant, député Modem de Quimperlé, a dit son intention de « voir avec la préfecture si ce ne peut pas être un marché qui peut être maintenu ». Mais il explique aussi que depuis la mise en place du confinement, il a été interpellé plusieurs fois sur la proximité des chalands, notamment dans les marchés littoraux. « Les gens sont trop proches, j’ai moi-même des maires qui m’ont appelé pour me le dire ».

Les grandes surfaces doivent participer à l’effort

Dans l’esprit, le député avance que « les marchés de villes importantes ne seront pas conservés lorsqu’il y a une autre offre », assure Erwan Balanant, député Modem de la huitième circonscription Quimperlé Concarneau. C’est en tout cas la philosophie qui semble devoir s’appliquer. Pour lui, « la priorité est donnée à la ruralité ». C’est-à-dire que « dans les communes où il n’y a pas d’autres offres commerciales que les marchés, ces derniers seront conservés ». Forcément, parmi ces autres offres commerciales, il y a les grandes surfaces. Pour le député, « ce n’est pas parce qu’il y a un supermarché dans le coin que le marché n’est pas maintenu, c’est parce qu’il y a d’autres commerces… » L’élu reste attentif à la situation des producteurs locaux confrontés, entre autres choses, à la concurrence des grandes surfaces. « Aujourd’hui, ce sont les grandes bénéficiaires », reconnait-il. Pour lui, la solidarité doit et devra jouer. « Il faudra qu’elles fassent preuve, d’une manière ou d’une autre, de solidarité vis-à-vis du petit commerce. Il faudra qu’elles participent à l’effort ».

Pour l’élu, la situation actuelle de pandémie, impose de faire des efforts. « Pendant 15 jours, trois semaines de notre vie, cela va être compliqué. Le confinement est compliqué à tous les niveaux. Certains ont la chance d’avoir un jardin, d’autre pas ». Le Quimperlois est d’ailleurs confiné chez lui. « C’était d’important d’être à Quimperlé ».

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