Question orale sans débat sur les addictions

Question orale sans débat sur les addictions

Madame la ministre,

J’ai été alerté par les élus locaux de mon territoire et le CSAPA de Quimperlé (centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie) territoire sur la recrudescence des conduites addictologiques.

Alcoolisations fortes, binge drinking, prise de stupéfiants, banalisation de leur usage… le constat est terrible et inquiétant.

J’ai reçu à ma permanence une équipe du CSAPA engagée et déterminée à travailler pour lutter contre ce fléau. Ces acteurs, engagés, passionnés de terrains poussent pourtant un cri d’alarme.

Depuis plusieurs années, en partenariat avec la communauté d’agglomération, la gendarmerie et les lycées, ils ont mis en place un programme de prévention et d’actions « Conduites à risque avec les produits ». Ils ont ainsi pu rencontrer 1397 lycéens et avec eux aborder leurs pratiques festives, identifier les risques et les comportements à adopter. Ils ont également été sensibilisés sur les conséquences pénales de ces conduites.

Cette action nous permet quelques constats :

  • D’abord des motifs de préoccupations :
    • 60% des jeunes ont déjà connu un trou noir dès la 2nde (milieu festif) ;
    • 35% ont déjà fumé du cannabis en 2nde et 55% en terminale ;
    • les consommations de drogue plus dures se développent. La cocaïne est parfois devenue « la base ».
  • Ensuite des motifs de satisfactions et d’espoir :
    • La prévention fonctionne et il y a une prise de conscience et un impact mesurable chez les jeunes qui ont eu la chance de suivre le programme. La consultation du CJC a par exemple a augmenté de 200% en 2 ans.
    • Un véritable maillage territorial s’est mis en place avec les acteurs de terrain.

Madame la ministre, cette action est aujourd’hui menacée faute de financement.
Quelles actions et quelles mesures concrètes le gouvernement envisage-t-il pour renforcer le réseau des CSAPA ?

Un grand plan de lutte contre les consommations à risques n’est-il pas envisageable à très court terme afin de lutter contre un fléau au coup humain et social énorme ?

Rendez-vous à la permanence avec les gilets jaunes – Article Ouest-France

Rendez-vous à la permanence avec les gilets jaunes – Article Ouest-France

Le député de la huitième circonscription du Finistère a rencontré, longuement, des représentants des groupes de Concarneau et de Quimperlé. Il a promis de les revoir, régulièrement, dans les semaines à venir.

Il les a reçues à sa permanence, située rue Bayard à Concarneau. Pendant près de deux heures, Erwan Balanant, le député de la huitième circonscription du Finistère, a échangé avec Aurélie et Laëtitia, les deux représentantes des Gilets jaunes concarnois. Une discussion à bâtons rompus où de nombreux

sujets, comme les taxes sur le carburant, le pouvoir d’achat ou encore l’écologie, ont été évoqués. Un échange courtois, en préambule duquel le député MoDem s’est voulu conciliant.

« Je partage votre colère, qui est issue des politiques menées depuis trente ans. C’est le gouvernement actuel qui paye les pots cassés, mais on est élu pour ça. Si je me suis engagé politiquement, c’est pour essayer de changer les choses. »

« Avant de faire des propositions, il faut discuter »

Un discours qu’il a servi, à deux reprises. À la fois devant les représentants concarnois puis, deux heures plus tard, lorsque les Gilets jaunes de Quimperlé se sont présentés à sa permanence. S’ils sont restés polis, les échanges ont été un peu plus vifs. Au bout de quelques minutes, un Gilet jaune, qui filmait l’entretien pour le retransmettre en direct sur les réseaux sociaux, a ainsi interpellé Erwan Balanant. « Discuter ici ne sert à rien car vous ne proposez rien de concret. »

« Avant de faire des propositions, il faut discuter , a répondu le député.  Je suis là, dans un premier temps, pour vous écouter. Et je vous propose, comme je l’ai déjà fait avec les représentants de Concarneau, que l’on se voit régulièrement dans les trois mois à venir (le temps de concertation fixé par le gouvernement) . »

« Il a envie de nous écouter et de nous aider »

À l’issue de ce premier rendez-vous avec leur député, les Gilets jaunes se montraient satisfaits. « Il est accessible. J’ai le sentiment qu’il a envie de nous écouter et de nous aider » , lançait, par exemple, Natacha, du groupe de Quimperlé. « Nos revendications doivent maintenant remonter jusqu’à M. Macron » , soulignait, de son côté, la Concarnoise Laëtitia.

« La proposition de travailler sur le moyen et long terme est intéressante , enchaînait, Aurélie, l’autre représentante des Concarnois en colère.  On savait, en venant ici, qu’on n’allait pas obtenir de réponses à l’issue du premier rendez-vous. Ce n’est pas possible, sachant qu’il fallait, d’abord, qu’on lui présente nos revendications de façon précise. Il n’y a que le temps qui dira si on a été entendu… » « On est peut-être utopiste, mais on espère pouvoir faire changer les choses » , estimait, de son côté, Wilfried.

En attendant, les Gilets jaunes ont prévu de poursuivre leur mouvement, voire de l’intensifier. À Concarneau, deux abris de fortune, construits à partir de palettes, ont été érigés au rond-point de La Boissière, près de la RN165.

À Quimperlé, les Gilets jaunes n’ont pas quitté le rond-point de Kervidanou depuis le début du mouvement. « Si rien ne bouge « en haut », on ne bougera pas. On passera Noël et le Nouvel an dehors s’il le faut , promet Mickaël.  Pour l’instant, on filtre mais s’il le faut, on mettra des blocages en place. »

« Le but n’est pas de prendre en otage les citoyens, car ils sont avec nous , note Wilfried.  On veut aussi mener des opérations différentes, où on pourra vraiment bloquer l’État. » Après leur échange avec Erwan Balanant hier, les Gilets jaunes ont été conviés à rencontrer Pascal Lelarge, le préfet, lundi, à Quimper. Le député, lui, les a invités à l’Assemblée nationale. « Mais sans votre gilet jaune. »

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/concarneau-29900/erwan-balanant-instaure-le-dialogue-avec-les-gilets-jaunes-6101765

La rentrée au lycée Pierre Guéguin de Concarneau

La rentrée au lycée Pierre Guéguin de Concarneau

Pour cette nouvelle année scolaire, j’ai tenu à me rendre dans le lycée Pierre Guéguin de Concarneau où la rentrée des 630 élèves s’effectue depuis ce matin.

Enseignement général, technique et professionnel (électro-technique, maintenance nautique, technicien du froid et de l’air conditionné) sont regroupés au sein de l’établissement que dirige Sylvette Bouché depuis septembre 2017.
La grande innovation du lycée pour l’année 2018-2019 consistera dans la création d’une mini-entreprise au cœur de l’établissement, tournée, au travers l’économie sociale et solidaire, vers le développement durable et plus particulièrement le traitement et le recyclage des composants plastiques rentrant dans la construction des bateaux ; Plastic Odyssey serait un partenaire prinicpal et idéal de ce chantier !
Cette initiative va dans le sens des préconisations du rapport Calvez-Marcon, nous la saluons et nous la soutiendrons !

La nouvelle filière charpente de marine accueillera également 13 élèves qui seront formé.e.s au CAP. Des places sont encore disponibles !!

Renseignements sur le site du lycée. 

Un vœu : la possibilité de préparer un Brevet Professionnel de charpente de marine comme cela existe déjà dans les 2 autres établissements du pays à Gujan Mestras (Gironde) et Equeurdreville (Calavados). Ce serait un véritable atout pour notre territoire, dans un secteur où les entreprises sont en constante recherche de collaborateurs.

Bonne rentrée à tous les lycéens, à tous les professeurs et à tous les personnels des lycées du territoire !