Débat sur l’opportunité d’une quatrième révolution industrielle écologique et numérique : intervention pour le groupe MoDem

Débat sur l’opportunité d’une quatrième révolution industrielle écologique et numérique : intervention pour le groupe MoDem

Monsieur le Président.
Madame la ministre,
Mes chers collègues,

Molière disait en son temps : « Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes et non pas de leurs maladies ». 

Depuis bientôt cinq mois, 190 pays et territoires sont aux prises avec une nouvelle pandémie, particulièrement meurtrière et anxiogène tant ses caractéristiques et ses mécanismes sont peu connus. Seules les thèses sur l’origine de la maladie semblent être validées, révélant les liens étroits entre la destruction avérée des écosystèmes et l’apparition de cette épidémie.

Ce constat, entre surexploitation des ressources et apparition de zoonoses, ces infections transmises à l’être humain par des animaux, a pourtant été établi depuis plusieurs années. Les alertes des chercheurs sont malheureusement restées sans réponse. 

Si des enseignements doivent être tirés de la gestion de la crise au niveau international et national, nous devons également réfléchir, nous responsables politiques, à un changement d’interactions entre les populations humaines et la biodiversité. 

Cette crise sanitaire aura des conséquences économiques et sociales désastreuses pour nos pays.

Elle peut être aussi une opportunité immense pour transformer en profondeur nos modes de production et de consommation et pour enfin accélérer la transition écologique. 

Les grandes épidémies ont souvent été l’occasion de progrès majeurs dans le domaine scientifique et technologique. Ces évolutions sont souhaitables mais doivent être désormais axées sur une recherche et une innovation bas carbone. Car si nous souhaitons mettre derrière nous les pandémies comme celle que nous vivons actuellement, les rapports entre les ressources naturelles et notre société industrielle doivent être intégralement repensés. 

Aujourd’hui plus que jamais la nécessité d’une transition écologique rapide et forte s’impose donc largement. Ce changement de modèle de société, rendu indispensable pour réguler les pandémies et pour lutter contre la dérive climatique, ne pose-t-il pas les bases d’une nouvelle révolution industrielle ?

Les premières d’entre elles ont posé les jalons du monde que nous connaissons aujourd’hui : la première a été rendue possible à la fin du XVIIIème siècle par l’extraction massive du charbon et l’exploitation de la machine à vapeur, la deuxième a, quant à elle, eu lieu à la fin du XIXème siècle grâce à l’émergence de l’électricité, du gaz et du pétrole et la troisième, amorcée à la fin du XXème siècle, a été caractérisée par l’énergie nucléaire et le développement de l’électronique.

Après la crise sanitaire, écologique et économique que nous vivons depuis quelques mois, ne sommes-nous pas à l’aune d’une quatrième révolution industrielle dont l’humain et des écosystèmes économiques vertueux seraient le fil conducteur ?

Si nous souhaitons que cette nouvelle industrialisation, demandée par de nombreux Français, soit réussie, il est nécessaire de définir des fondamentaux acceptés par tous les citoyens. Leur définition doit être issue d’un travail collectif : ce sera la garantie de leur réussite et de leur mise en œuvre. 

Profitons donc, nous parlementaires, de cette occasion qui nous est offerte, pour orienter nos travaux vers cette nouvelle société industrielle qui pourrait s’articuler autour de deux enjeux fondamentaux : 

Je pense à notre rapport à la planète et à la refonte des liens sociaux.

Comment voulons nous vivre avec la nature ?

Le rapport à notre planète doit être, à mon sens, au cœur de nos réflexions. Si nous entamons une transition vers un nouveau modèle de société, la décarbonation de notre industrie est une première condition absolue. 

Le développement des énergies renouvelables, le déploiement des mobilités douces et actives, la réorganisation de notre fiscalité écologique ou encore l’objectif zéro artificialisation nette des sols sont des étapes nécessaires. 
Pour les atteindre, l’investissement public en recherche dans les technologies bas-carbone doit augmenter pour offrir de nouvelles solutions dans l’offre d’énergies. Mais il faut aussi que chaque entreprise soit incitée à initier des démarches de transition bas-carbone, au travers d’avantages fiscaux par exemple. Les banques publiques pourront également jouer un rôle actif dans le financement de la décarbonation de nos économies. 

Le déploiement des énergies renouvelables devra, lui aussi, faire partie de nos réflexions car nous ne pouvons passer d’une société dépendante au diesel et à l’essence à une société dépendante à l’électricité. Au groupe MoDem et apparentés, nous formulons le vœu que cette nouvelle révolution industrielle se fonde sur un réel mix énergétique dans lequel le gaz renouvelable, l’hydrogène vert et la géothermie auront toute leur place !

Enfin, bien entendu, nous devrons répondre à une deuxième condition, et à la raison même de l’apparition de ces zoonoses : à savoir la destruction des habitats naturels. Il est nécessaire de transformer notre occupation du sol pour que notre production soit viable à long terme, avec une résilience des écosystèmes et éviter des transformations irrémédiables de paysages. 

Le monde agricole est conscient des défis et s’est saisi de ces enjeux, en faisant évoluer les pratiques et en développant des labels et des marques de qualité. Nos décisions doivent favoriser des attitudes plus rationnelles dans l’agriculture, dans l’élevage. 

Accompagnons massivement la transition agricole mais aussi la la rénovation de nos bâtiments énergivores. 

La mise en réserve de vastes zones du territoire naturel semble être une solution, compte tenu du fait que ces zones sont très peu voire pas du tout exploitées par l’Homme. L’objectif du Gouvernement de porter à 30% la part des aires marines et terrestres protégées, dont un tiers d’aires protégées en pleine naturalité d’ici 2022 doit être salué. Mais nous devons nous y tenir et élever encore plus notre ambition en affirmant des objectifs forts pour un urbanisme vertueux ! 

Comment voulons-nous vivre entre humains et quel modèle de société voulons nous ?

Alors, la refonte des liens humains est pour nous le second prérequis indispensable à ce nouveau modèle. 

Je pense tout d’abord à l’intégration systématique par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec les parties prenantes. 

Je pense également à une nouvelle répartition de chaînes de valeur afin de ne plus prendre en compte comme indicateurs de développement seulement la richesse et la croissance mais également des indicateurs sociaux, sanitaires et écologiques. 

La valeur doit être non pas la seule création de richesse, mais bien au contraire le lien social, la santé, le niveau d’éducation et le respect d’objectifs environnementaux. La santé et l’écologie, nous le voyons en ce moment, sont des questions de qualité de vie, voire de survie, elles doivent être aussi importantes à l’échelle d’un pays que sa croissance économique. La valeur d’une vie en bonne santé surpasse les bénéfices d’un surcroît de consommation a d’ailleurs conclu la commission Stiglitz. 

Ces indicateurs de bien-être social auront en plus l’avantage d’être des indicateurs d’inégalités sociales, au fondement même de plusieurs crises. La crise des Gilets jaunes puis le confinement dû à la crise sanitaire ont ainsi mis en lumière un point commun largement sous-estimé : la recherche de liens humains. S’agissant de la première crise, beaucoup ont profité de ce mouvement de contestation pour recréer du lien social, des contacts qu’ils n’avaient plus. Dans la seconde, les Français ont développé de nouveaux liens de solidarité en venant en aide aux soignants, aux personnes âgées, aux personnes isolées. 

N’est-ce pas cela la société que nous voulons tous ? Alors, ce lien humain doit être à la base de nos indicateurs économiques et sociaux. Nous devons quitter cette obsession du PIB et inventer de nouveaux indicateurs de croissance qui ne prennent pas la création de richesses comme un étalon absolu mais intègre aussi la création de chaines de valeurs. 

Il aura d’ailleurs comme corollaire le déploiement du numérique au service de l’humain. La troisième révolution industrielle a reposé sur un développement massif des nouvelles technologies et nos économies européennes ont laissé de côté les impacts environnementaux de nos capacités numériques dont la consommation mondiale d’électricité, répartie entre les téléphones, les tablettes, les ordinateurs, mais également les data centers et les réseaux, notamment la 5G, est en constante augmentation.

Dans cette quatrième révolution industrielle que nous appelons de nos vœux, nous demandons à ce que le numérique soit au service de l’humain. Le développement de nouvelles technologies, l’expansion de l’intelligence artificielle ne doivent pas être un prétexte pour supprimer les personnes mais doivent être un vecteur pour créer et faciliter le lien humain réel. 

Toute cette réflexion autour d’une réindustrialisation bas carbone ne pourra bien entendu être possible qu’au travers d’un cadre plus large de coopération multilatérale. Au niveau international, les positions de la France ont toujours été cohérentes : protection de la biodiversité, élargissement des espaces protégés, lutte contre le trafic d’animaux qui sont toujours à la base de maladies émergentes et, bien entendu, valorisation de nos produits locaux. 

Bien sûr, on ne peut faire fi des échanges internationaux, mais ceux-ci doivent être vus à l’aune de l’équilibre, de la durabilité et de l’aide internationale. Profitons des prochains rendez-vous internationaux, le congrès mondial de l’UICN ou encore la COP15 pour réitérer ces positions. 

Nous le voyons mes chers collègues, la crise du COVID-19 est tout à la fois le moment de proposer un nouveau cadre pour repenser notre relation à la planète, et celui de revenir sur des considérations économiques et pratiques pour lesquelles les réponses du passé ne sont manifestement pas opérantes. Ce nouveau cahier des charges doit permettre la réindustrialisation de notre économie qui valorisera l’innovation bas carbone, la recherche médicale, la refonte du lien social et une relocalisation raisonnée de nos activités.

Je voudrais terminer par une autre citation, un peu détournée, dont nous pourrions espérer qu’elle survienne pour nous inspirer dans les temps qui viennent… Ainsi, Jean-Jacques Rousseau disait : « Il est pour ainsi dire des épidémies d’esprit qui gagnent les hommes de proche en proche comme une espèce de contagion » 

Je vous remercie.

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Question écrite sur les mesures mises en place pour éviter le développement des pathologies dépressives en période de confinement

Question écrite sur les mesures mises en place pour éviter le développement des pathologies dépressives en période de confinement

M. Erwan Balanant appelle l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur le risque de multiplication des pathologies dépressives liées au confinement. L’épidémie de coronavirus qui sévit actuellement en France et en Europe est à l’origine d’une crise sanitaire inouïe. Dans ce contexte, le 16 mars dernier, le Président de la République a décidé un confinement, au niveau national. Si cette mesure s’avère évidemment cruciale pour éviter la propagation de l’épidémie et la sur-saturation de nos services de santé, elle est toutefois susceptible d’avoir des conséquences néfastes sur la santé psychologique des citoyens. En effet, au moins deux études récentes doivent alerter. D’une part, la revue General Psychiatry, dans son édition du 6 mars dernier, inclut la première étude sur les effets psychologiques de la mise en quarantaine liée à l’épidémie du covid-19 en Chine. Basée sur 52 730 réponses collectées par le biais d’un questionnaire en ligne, l’étude révèle que 35 % des répondants ont été sujets à un stress psychologique modéré et 5,24 % à un stress sévère. Les symptômes d’anxiété ou de détresse psychologique affectent davantage les femmes que les hommes, les personnes âgées de 18 à 30 ans ou de plus de 60 ans et les travailleurs migrants. D’autre part, le 14 mars dernier, la revue scientifique britannique The Lancet a publié un article mettant en perspective vingt-quatre études relatives aux effets psychologiques du confinement, menées lors d’épidémies précédentes, notamment SARS, Ebola ou la grippe H1N1. Les résultats de ces différentes enquêtes concordent. Les mesures de quarantaine sont susceptibles d’être à l’origine de stress, d’anxiété ou de troubles psychologiques qui, dans les cas les plus graves, conduisent au suicide. Ces symptômes ne cessent pas nécessairement avec la fin de la période de confinement, mais peuvent perdurer plusieurs années, avec des conséquences lourdes, tant pour les personnes affectées que pour le système de santé. Il apparaît également que les troubles psychologiques causés par des mesures de confinement revêtent une importance majeure lorsque la période de celui-ci est inconnue ou illimitée. Face à ces constats alarmants, les scientifiques recommandent l’adoption de diverses mesures telles que la promotion d’une communication centrée davantage sur l’altruisme que sur l’obsession, la mise en place de groupes d’échanges dédiés à la vie en confinement, la mise à disposition effective de numéros verts animés par des professionnels de santé ainsi que d’adresser de manière réitérée des remerciements et des encouragements aux personnes confinées. En France, de nombreux psychologues et psychiatres proposent des téléconsultations. Toutefois, il est vraisemblable que celles-ci s’adresseront en priorité à leurs patients antérieurs à la crise sanitaire et ne permettront que partiellement de prendre en charge de nouveaux patients. Le travail remarquable accompli par des associations de lutte contre la solitude, notamment SOS Amitié en charge d’un numéro d’écoute, doit également être salué. Il est primordial qu’elles soient aidées à maintenir leur fonctionnement le plus effectif possible pendant la crise sanitaire, notamment, le cas échéant, en augmentant les moyens mis à leur disposition. En cette période de mise en quarantaine, il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte adopter en vue d’endiguer le développement des pathologies anxieuses, et comment il compte soutenir les associations de lutte contre la solitude.

Information Coronavirus

Information Coronavirus

Toutes les informations pratiques à connaître en cette période de confinement et d’épidémie de Coronavirus

Le 27 mars 2020, le Premier ministre a annoncé le renouvellement du confinement pour deux semaines supplémentaires, soit jusqu’au mercredi 15 avril. Les mêmes règles que celles actuellement en vigueur continueront à s’appliquer. Cette période de confinement pourra être prolongée si la situation sanitaire l’exige.  

En application de l’état d’urgence sanitaire, les déplacements sont interdits sauf dans les cas suivants et uniquement à condition d’être munis d’une attestation pour :

  • Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle, lorsqu’ils sont indispensables à l’exercice d’activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail ou déplacements professionnels ne pouvant être différés.
  • Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle et des achats de première nécessité, y compris les acquisitions à titre gratuit (distribution de denrées alimentaires…) et les déplacements liés à la perception de prestations sociales et au retrait d’espèces, dans des établissements dont les activités demeurent autorisées.
  • Consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ; soin des patients atteints d’une affection de longue durée.
  • Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants.
  • Déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.
  • Convocation judiciaire ou administrative.
  • Participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative.

Vous pouvez télécharger la nouvelle attestation en cliquant ici

Plus d’informations sur : www.gouvernement.fr/info-coronavirus ou au

0 800 130 000

Initiatives de solidarité : 

  • Le dispositif Voisins Solidaires incite à des échanges de services entre habitants (garde d’enfant, promenade des chiens, aides aux courses pour les personnes isolées)  https://voisinssolidaires.fr/
  • La plateforme de mobilisation civique Jeveuxaider.gouv.fr en lien avec les réseaux associatifs permet de se porter volontaire pour participer à la distribution de produits de première nécessité aux plus démunis, garder des enfants de soignants, maintenir le lien avec des personnes fragiles, faire les courses pour des voisins isolés  https://covid19.reserve-civique.gouv.fr
  • Aide au logement pour le personnel soignant et les travailleurs sociaux : en partenariat avec la plateforme de location Airbnb, le Ministère chargé de la ville et du logement a lancé une opération de solidarité « Appart solidaire » pour loger gratuitement les travailleurs sociaux et le personnel soignant. https://www.airbnb.fr/d/solidarite-medicale
  • Aide aux agriculteurs : il est important de se mobiliser pour subvenir aux besoins alimentaires de la population. Les volontaires peuvent soutenir les filières agricoles grâce à la plateforme Des Bras pour ton Assiette  https://desbraspourtonassiette.wizi.farm

Protection des personnes vulnérables : 

  • Arrêts de travail : l’Assurance maladie facilite les arrêts de travail à titre préventif pour les personnes vulnérables en affections de longue durée et pour les femmes enceintes, sans passer par son médecin traitant ni par l’employeur. La démarche est réalisée directement en ligne par un télé-service. https://declare.ameli.fr/assure/conditions
  • Violences intrafamiliales : En cette période de pandémie de Covid-19, les associations d’aide aux femmes et enfants victimes de violence restent plus que jamais mobilisées.

Quimperlé : L’Abri Côtier 06 34 62 20 50 (24 heures sur 24),   abricotierquimperle@gmail.com                                                                             

Numéro national pour les victimes de violences conjugales : 3919 

Numéro national pour les mineurs victimes de maltraitances : 119 

Si vous êtes témoin, même dans le doute, il ne faut pas hésiter à composer ces numéros. 

Soutien aux entreprises et aux indépendants : 

  • Les petites entreprises peuvent faire une demande de report de leurs loyers et factures d’eau, d’électricité et de gaz en formalisant leur demande par mail ou par téléphone au débiteur. 
  • L’État et la Région ont mis en place un fond de solidarité pour aider les petites entreprises qui réalisent moins de 1 million d’euros de chiffre d’affaire. 

Cette aide de 1 500 euros sera versée sous condition d’une perte importante de  chiffre d’affaire à partir du 31 mars. https://www.impots.gouv.fr/portail/node/13467

  • Prêts de trésorerie pour les entreprises : l’État soutiendra le financement bancaire des entreprises via un prêt de trésorerie pour poursuivre leur activité et préserver l’emploi. Ce dispositif garantira tous les nouveaux prêts de trésorerie accordés entre le 16 mars et le 31 décembre 2020. Les banques sont engagées à donner la possibilité aux entreprises de reporter jusqu’à six mois le remboursement sans frais de leurs crédits. 

Les entreprises intéressées peuvent contacter leur banque pour plus d’informations.

Pour plus d’informations sur les mesures de soutien et les contacts utiles pour vous accompagner, cliquez sur le lien suivant : 

https://www.economie.gouv.fr/files/files/PDF/2020/Coronavirus-MINEFI-10032020.pdf

Gardes d’enfants pour les personnes prioritaires : 

L’accueil des jeunes enfants des personnes prioritaires – personnels soignants, travailleurs mobilisés sur les activités vitales – doit être assuré au sein de structures collectives, au domicile des assistants maternels et au sein des établissements scolaires. 

Le Département vous informe sur les recommandations nationales et l’engagement de ses services de la protection maternelle et infantile des collèges :  https://www.finistere.fr/Actualites/Coronavirus-recommandations-et-mesures-pour-l-accueil-des-jeunes-enfants

Logement : QUESTIONS/REPONSES

Coronavirus. Pays de Quimperlé et Concarneau : le député, Erwan Balanant, travaille de la maison

Coronavirus. Pays de Quimperlé et Concarneau : le député, Erwan Balanant, travaille de la maison

Comment travaille un député, en cette période troublée ? C’est la question que nous avons posée à Erwan Balanant, le député de la huitième circonscription de Concarneau-Quimperlé.

 « Je suis resté à Quimperlé. Et comme les autres, comme tout le monde, je suis en confinement. De chez moi, je gère les dossiers.  Erwan Balanant est revenu à la maison, jeudi 12 mars. Depuis cette date, le député finistérien n’est pas retourné à Paris et à l’Assemblée nationale. Il travaille en… télétravail.

Mais l’éloignement géographique avec l’hémicycle et son bureau ne l’a pas empêché d’être actif  à distance, sur le texte Urgences. Nous avons eu de nombreuses réunions téléphoniques pour effectuer et poursuivre le travail législatif important sur ce texte. J’ai eu de nombreux maires de la circonscription au téléphone, ainsi que des entrepreneurs et des chefs d’entreprise. Je suis à leur écoute ».

Ces discussions ont permis à Erwan Balanant de  faire remonter des choses concernant ce texte. Par exemple, j’ai eu le président régional de la Chambre de commerce et d’industrie. Il avait des interrogations sur les mesures traitant du chômage partiel ».

« Il y aura un avant et un après »

 « Il y avait des trous dans la raquette »   , poursuit le Quimperlois. La question de la protection des mineurs isolés et non-accompagnés a également fait l’objet de retouches, après les contacts qu’il a pu avoir avec des responsables de l’Unicef. Le statut des agents contractuels aussi, après un échange avec un maire du pays de Quimperlé.

Tout en étant en relation permanente avec ses deux attachées parlementaires restées à Paris, le quotidien du député est guidé par trois grands axes :  Gérer la crise et être à l’écoute de tout le monde ; expliquer le pourquoi de ce texte ; se mettre à la disposition des gens pour faire remonter les interrogations, les remarques, etc. 

Erwan Balanant se veut, avant tout,  être le lien entre les décisions prises (au sommet de l’État, N.D.L.R.) et les réalités du terrain. Je suis un député de terrain, insiste-t-il. C’est encore plus vrai actuellement, avec la crise que nous vivons et que nous traversons. Avec un maître-mot pour guider nos actions : de l’humilité ».

Erwan Balanant ne sait évidemment pas quand il pourra reprendre sa vie normale d’élu de la République. Mais en attendant, il le martèle :  Nous sommes dans l’urgence. Il faut de l’écoute et de la solidarité. Nous devons, tous, nous serrer les coudes. 

En raison des circonstances, il ne devrait rendre les conclusions de sa mission parlementaire sur le harcèlement scolaire que fin mai.

Et peut-être qu’à cette époque,  nous serons en sortie de crise. Une crise qui révèle des tas de problèmes de notre société. Il y aura un avant et un après. Le plan de relance devra bien prendre en compte les notions essentielles que sont l’environnement et le social ».

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Marchés : selon le député Erwan Balanant, « la priorité est donnée à la ruralité »

Marchés : selon le député Erwan Balanant, « la priorité est donnée à la ruralité »

Quimperlé. Erwan Balanant souhaite que le « cas de Yougoulé Tounkoura soit à nouveau étudié »

La fermeture des marchés ouverts, sauf dérogation du préfet sur avis du maire, interpelle les citoyens. Le cas du marché de Moëlan-sur-Mer, interrompu ce mardi matin conformément aux dispositions gouvernementales, a fait grand bruit dans le pays de Quimperlé. Interrogé ce mardi, Erwan Balanant, député Modem de Quimperlé, a dit son intention de « voir avec la préfecture si ce ne peut pas être un marché qui peut être maintenu ». Mais il explique aussi que depuis la mise en place du confinement, il a été interpellé plusieurs fois sur la proximité des chalands, notamment dans les marchés littoraux. « Les gens sont trop proches, j’ai moi-même des maires qui m’ont appelé pour me le dire ».

Les grandes surfaces doivent participer à l’effort

Dans l’esprit, le député avance que « les marchés de villes importantes ne seront pas conservés lorsqu’il y a une autre offre », assure Erwan Balanant, député Modem de la huitième circonscription Quimperlé Concarneau. C’est en tout cas la philosophie qui semble devoir s’appliquer. Pour lui, « la priorité est donnée à la ruralité ». C’est-à-dire que « dans les communes où il n’y a pas d’autres offres commerciales que les marchés, ces derniers seront conservés ». Forcément, parmi ces autres offres commerciales, il y a les grandes surfaces. Pour le député, « ce n’est pas parce qu’il y a un supermarché dans le coin que le marché n’est pas maintenu, c’est parce qu’il y a d’autres commerces… » L’élu reste attentif à la situation des producteurs locaux confrontés, entre autres choses, à la concurrence des grandes surfaces. « Aujourd’hui, ce sont les grandes bénéficiaires », reconnait-il. Pour lui, la solidarité doit et devra jouer. « Il faudra qu’elles fassent preuve, d’une manière ou d’une autre, de solidarité vis-à-vis du petit commerce. Il faudra qu’elles participent à l’effort ».

Pour l’élu, la situation actuelle de pandémie, impose de faire des efforts. « Pendant 15 jours, trois semaines de notre vie, cela va être compliqué. Le confinement est compliqué à tous les niveaux. Certains ont la chance d’avoir un jardin, d’autre pas ». Le Quimperlois est d’ailleurs confiné chez lui. « C’était d’important d’être à Quimperlé ».

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