Suite à ma visite de la Petite Unité de Vie de Clohars Carnoët  et ma rencontre avec la direction du Groupe mutualiste VYV3, le directeur de l’établissement et le maire de Clohars Carnoët, Jacques Juloux, j’ai saisi la ministre déléguée en charge de l’autonomie quant à la situation des personnels techniques en charge de l’accompagnement quotidien et continu des résidents de cet établissement de proximité.

J’ai proposé à mes collègues du Morbihan d’attirer l’attention du Gouvernement sur la disparité de traitement née des évolutions apportées par le « Ségur de la Santé ».

En effet, à l’instar de la fonction publique hospitalière, les salariés non médicaux, à savoir l’ensemble des métiers des filières soignante, éducative, administrative, logistique, les sages-femmes et les cadres dirigeants des Etablissements de santé et des EHPAD privés non lucratifs ont pu bénéficier d’une indemnité forfaitaire mensuelle égale à 238 euros brut pour un temps plein.

Les PUV étant classées comme EHPAD sont bien incluses dans le périmètre de l’indemnité Ségur, mais elles n’ont pas, dans les faits, pu bénéficier du financement de cette mesure de revalorisation pourtant très attendue.

A mesure que les revalorisations touchent un public plus large, faisant droit aux demandes des « oubliés du Ségur », l’incompréhension des professionnels des PUV s’accroit et pèse sur l’attractivité.

Dans un contexte de raréfaction des personnels du secteur de l’accompagnement des personnes âgées, l’attrait des établissements qui versent cette indemnité Ségur ne fait aucun doute, même pour les salariés les plus attachés à la qualité de travail accompli dans leur Petite Unité de Vie. Il s’en suit des départs en nombre qui mettent en péril la continuité de l’activité.

Ainsi, sur l’année 2021, les PUV du Morbihan et du Finistère ont dû faire face au départ de 16 salariés, chiffre tout à fait inédit. Cela représente près de 15% des effectifs. Et d’autres départs nous sont annoncés à défaut d’avancée salariale significative.

Les équipes des PUV étant restreintes en nombre (6 agents de jour et 3 agents de nuit en moyenne), chaque départ non remplacé menace directement la continuité des prises en charge et compromet le maintien même de l’activité de l’établissement.

C’est pourquoi, nous avons demandé à la ministre de se saisir urgemment de la situation des agents techniques de ces établissements afin qu’ils puissent bénéficier, au même titre que leurs collègues, des mesures de revalorisation auxquelles ils peuvent légitimement aspirer.

Le bien-fondé des Petites Unités de Vie, dans leur dimension humaine, leur proximité, dans leur capacité capitale de facteur cohésion sociale locale, nécessité les ajustements nécessaires à leur pérennité.

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