Le 8 février, le collectif transpartisan « Accélérons la transition écologique et sociale » a lancé son Forum permanent qui vise à établir un contact régulier entre les parlementaires, les organisations de la société civile et les citoyens de la Convention citoyenne pour le climat. 

Les membres d’Accélérons, engagés pour accélérer la transition écologique, sont ainsi dans une posture d’écoute active afin de faire des propositions constructives et peser dans les débats autour de l’examen du projet de loi Climat et résilience qui débuteront à l’Assemblée Nationale début mars. 

Pour lancer son forum, le collectif Accélérons a ainsi reçu des représentants d’organisation de la société civile dans une logique de décryptage du texte, afin que les organisations livrent aux parlementaires leur analyse du texte et exposent leurs propositions pour l’améliorer. Après des propos introductifs de Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du GIEC et membre du HCC sur l’urgence climatique et la nécessaire transformation en profondeur de notre société, plusieurs intervenants ont pris la parole. 

Dans une première partie sur les ambitions du texte, Benoît Leguet, Directeur de l’Institut de l’Économie pour le Climat (I4CE) a exposé les défis pour les politiques publiques afin de soutenir la transition écologique, notamment la nécessité d’augmenter les dépenses publiques et privées favorables au climat et de mettre en oeuvre des politiques publiques soutenant la réorientation des investissements en faveur du climat. Il a notamment mis en lumière certains leviers non mobilisés par le projet de loi, tels que les mesures mobilisant un signal prix sur le Co2 comme l’écocontribution sur billets d’avion. 

Ensuite, Anne Bringault, coordinatrice au Réseau Action Climat a souligné que si le projet de loi allait dans le bon sens, les mesures n’étaient à ce stade pas suffisantes pour atteindre les objectifs français et européens en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Elle a exposé les différentes priorités définies par le RAC: interdire la vente de véhicules les plus polluants dès 2025 ; taxer les engrais chimiques ; mettre en oeuvre une obligation de rénovation énergétique complète et performante des logements à partir de 2024 pour les propriétaires occupants ou encore interdire la publicité pour les véhicules polluants. 

Enfin, Caroline Neyron, Déléguée générale du mouvement Impact France, a présenté les résultats d’un sondage menées auprès d’entreprises engagées au sein du réseau Impact France, montrant qu’elles soutiennent globalement massivement la dynamique du projet de loi, tout en souhaitant que cette dynamique aille plus loin sur certains sujets comme la régulation de la publicité ou encore le recours aux pesticides. Les propositions d’amélioration incluent notamment la création d’un index impact écologique et social sur le modèle de l’index de l’égalité professionnelle ou encore l’intégration de critère d’impact écologique et social dans l’attribution des marchés publics.

Dans une dernière partie sur l’impact en termes de justice sociale du projet de loi, Manuel Domergue, Directeur des études à la Fondation Abbé Pierre, a rappelé les ambitions de la Fondation et de la Convention en matière de lutte contre la précarité énergétique. La Fondation Abbé Pierre préconise notamment un reste à charge zéro pour les ménages précaires qui s’engagent dans des rénovations globales, une factorisation des rénovations globales au lieu des rénovations geste par geste et un accompagnement du début à la fin des procédures pour les ménages modestes pour les rénovations globales. Si le projet de loi et la mise en oeuvre récente de « Ma Prime Rénov » permet un premier pas, la Fondation Abbé Pierre appelle de ses voeux un engagement plus conséquent en faveur des ménages précaires sur les sujets liés à la rénovation énergétique. 

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