RESEAUX SOCIAUX  Le harcèlement scolaire, qui s’exerce aujourd’hui majoritairement en ligne, touche de plus en plus d’adolescents, et davantage cette année

  • La première Journée Internationale de lutte contre le harcèlement à l’école a lieu ce jeudi 5 novembre.
  • Le harcèlement scolaire, qui s’exerce aujourd’hui majoritairement en ligne, touche de plus en plus d’adolescents. « En un an, les cas de cyberharcèlement ont connu une hausse de 26 % », note l’association e-Enfance, qui gère la plateforme de signalement « Net Ecoute ».
  • Un rapport parlementaire rédigé par le député Modem Erwan Balanant préconise 120 mesures pour « comprendre et combattre le cyberharcèlement scolaire ».

Messages d’insultes, moqueries, diffusion de rumeurs, mise en ligne de photos ou de vidéos gênantes, incitations au suicide, créations de faux profil… Le harcèlement scolaire, qui s’exerce aujourd’hui majoritairement en ligne, touche de plus en plus d’adolescents. Afin de lutter contre ce fléau, qui se développe davantage chaque année, et pour sensibiliser les jeunes à cette problématique, ce jeudi 5 novembre marque la première Journée internationale de lutte contre le harcèlement à l’école.

D’après un rapport parlementaire publié le 13 octobre sur le sujet*, près de 700.000 enfants sont victimes chaque année en France de harcèlement scolaire. Les élèves en classe de 3e seraient les plus exposés aux risques de cyberharcèlement en raison d’un taux d’équipement plus élevé dans cette tranche d’âge. La moitié d’entre eux (53 %) enverraient ainsi plus de 100 SMS par jour (plus de 200 même pour un quart des adolescents), et 32 % passeraient plus de trois heures par jour sur Internet. Un constat partagé par  l’association e-Enfance, qui pilote la plateforme de signalement « Net Ecoute », dans son premier bilan des tendances enregistrées à la rentrée 2020.

Les cas de cyberharcèlement en hausse de 26 % à la rentrée 2020

L’augmentation du harcèlement en ligne enregistrée pendant le confinement sur Net Ecoute – hausse de 30 % des sollicitations générant deux fois plus de signalements aux plateformes – s’est confirmée lors du déconfinement, avec une augmentation de 26 % des sollicitations liées au cyberharcèlement en cette rentrée 2020 par rapport à septembre 2019. « La période de confinement a marqué une nouvelle ère où le numérique s’est déployé massivement dans tous les foyers et s’est renforcé dans tous les usages, explique Justine Atlan, directrice générale de l’association e-Enfance. L’accroissement du temps passé en ligne a exposé  les ados à un risque accru de cyberharcèlement, notamment pour des jeunes qui parfois faisaient leurs premières expériences dans la sphère numérique, seuls sur leur smartphone. »

D’après une étude réalisée en cette rentrée par la plateforme Net Ecoute avec le Lab Heyme et Opinion Way, un adolescent sur dix déclare avoir été déjà victime de violences en ligne. Les raisons principalement évoquées par les victimes de cyberharcèlement étaient la « jalousie/l’envie », le physique (« apparence physique » et « look » vestimentaire) et la « vengeance ». Coté auteurs, « pour rigoler » et « faire comme les autres » sont les premières raisons évoquées par les jeunes qui ont « liké »​, commenté ou partagé un commentaire insultant. Et pourtant, d’après cette même étude, certains actes de cyberharcèlement ne sont toujours pas identifiés comme des actes malveillants par les adolescents : « Pour 15 % d’entre eux, « liker« un commentaire insultant n’est pas considéré comme du cyberharcèlement », note l’étude.

« Former les parents » aux bonnes pratiques du numérique

Pour lutter contre le cyberharcèlement scolaire, le rapport du député Modem du Finistère Erwan Balanant préconise l’application de 120 mesures pour « comprendre et combattre le cyberharcèlement scolaire ». Ce rapport suggère notamment de former les parents aux bonnes pratiques du numérique avec la distribution d’un « livret » spécifique. « Les parents sont nombreux à méconnaître la pratique des réseaux sociaux de leurs enfants et adolescents. Ils peuvent par exemple se sentir dépassés et ne pas saisir le fonctionnement d’un réseau social, à l’instar de Tik Tok ou de Snapchat », explique le rapport.

Pour lutter contre le harcèlement scolaire, Facebook et Instagram ont justement décidé de « mieux accompagner » les parents. En partenariat avec les associations e-Enfance, Génération Numérique et l’Unaf (Union nationale des associations familiales), les deux plateformes vont officiellement lancer ce jeudi le « Club des parents connectés » pour aider et sensibiliser les parents sur tous les enjeux numériques. « Le phénomène des groupes de conseils en parentalité s’est grandement accentué depuis le premier confinement. Nous lançons donc ce projet pour davantage les accompagner, grâce notamment à la mise à disposition de plusieurs ressources pédagogiques », explique  Instagram.

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