Juin 2017. Erwan Balanant est élu député Modem de la circonscription Concarneau-Quimperlé, dans le Finistère. À 49 ans, et à vingt mois de la fin de son mandat, il laisse entendre qu’il pourrait être candidat à sa succession dans un entretien accordé à la rédaction Ouest-France de Quimperlé, il y a quelques jours.

Comment allez-vous, monsieur le député ?

Très bien. Je suis heureux d’être député. C’est un mandat passionnant, avec un travail de dingue. Au bout de trois ans, j’ai appris le métier. Mais que ça passe vite. C’est un mandat qui implique de savoir comment ça marche, pour, par exemple, les relations avec les cabinets ministériels ou les autres collègues de l’Assemblée. C’est un mandat technique qui demande de l’acculturation des techniques parlementaires. Aujourd’hui, je me sens à l’aise. J’ai trouvé ma place au parlement et au niveau local.

Vous n’êtes plus élu municipal et communautaire. Comment le vivez-vous ?

Ne plus être élu local, c’est un manque. C’est comme ça… Mais j’ai de très bonnes relations avec tous les maires de la circonscription. Y compris avec les nouveaux. Actuellement, je fais la tournée, pour les rencontrer. Je suis vigilant sur leurs questions et leurs demandes. Durant les trois premières années, je n’ai fait qu’une boussole : travailler pour ce territoire. J’ai une vraie passion et un attachement pour cette circonscription. Je découvre le pays de Concarneau, une ville que j’aime de plus en plus. J’y ai d’ailleurs ma permanence. Pour être un bon parlementaire, il faut être à Paris sans quitter et sans négliger son territoire

Dans un petit coin de votre tête, il y a 2022 et les prochaines législatives ?

Je ne vais pas dire aujourd’hui que je serai candidat. Mais faire un deuxième mandat, c’est important pour continuer le travail commencé. J’ai envie de poursuivre ma mission. On verra suivant les circonstances…

Vous êtes commissaire aux lois. En quoi cela consiste-t-il ?

Je suis sur les textes législatifs. C’est un gros travail de veille, de discussion, de réécriture et de fond sur les lois. Par ailleurs, 170 députés m’ont demandé d’être l’animateur d’un groupe, avec ma collègue Marjolaine Meynier-Millefert : « Accélérons ». C’est un espace de rencontres avec tous les acteurs de la transition écologique. Cela se met en place en dehors de toutes les chamailleries politiques et politiciennes. C’est transpartisan.

Et votre mission sur le harcèlement scolaire ?

Je viens de la terminer. Après six mois de travail, je vais faire une proposition de loi pour améliorer les choses. Il y a eu 80 auditions et rencontres, cela a débouché sur 120 propositions concrètes. Je fais remettre mon rapport à Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, de la jeunesse et des sports, et à Éric Dupond-Moretti, le ministre de la justice. C’est une responsabilité importante de travailler sur ce sujet si crucial pour l’école. C’est passionnant. Il y a les rencontres, on négocie avec le gouvernement, avec tous les groupes parlementaires. Tout cela, c’est dans mon ADN.

Vous pouvez nous en dire plus sur les propositions ?

Il y a déjà beaucoup de choses en place dans les écoles. Mais il reste tant à faire. Pour cela, il faut des moyens. Nous aimerions créer une nouvelle incrimination pénale. Le harcèlement scolaire, c’est un type de harcèlement moral qui doit être reconnu et qui altère la scolarité de l’enfant. Les conséquences sont dramatiques sur la scolarité et le développement personnel de l’enfant. Il n’y avait rien avant sur le harcèlement scolaire dans le code de l’Éducation. C’est à mon initiative que la loi a inscrit que chaque enfant a le droit à une scolarité sans violence et sans harcèlement. Ensuite, il faut que tout cela soit applicable sur le terrain. Il doit donc y avoir une meilleure articulation entre le judiciaire et l’Éducation nationale. Nous devons réussir à mieux faire fonctionner tout cela. Les protocoles existent déjà et depuis une dizaine d’années, il y a une vraie prise de conscience sur ces sujets-là.

Et le plan de relance du gouvernement, vous en dites quoi ?

100 milliards ont été débloqués. Je suis en contact avec les élus locaux. Ce plan doit être aussi décliné ici dans notre territoire. Il y a de gros projets structurants, comme pour le port de Concarneau. Nous avons déjà commencé à travailler avec le préfet pour faire avancer les dossiers. L’État sera aux côtés des élus locaux, mais aussi des entreprises. Le député que je suis doit être l’interface entre les élus et les services de l’État. Il y a le couple préfet-maire, et nous, les députés, devons être les facilitateurs. Ces projets, je les défendrai mordicus pour les pays de Quimperlé et Concarneau. Et j’invite les porteurs de projets à me contacter.

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