Les boites emails des parlementaires sont saturées par des envois groupés de messages automatiques. Et ça les énerve !00’0002’30

avatarNeïla LatrousfranceinfoRadio France

L\'hémicycle de l\'Assemblée nationale le 19 mai 2020.
L’hémicycle de l’Assemblée nationale le 19 mai 2020. (CHRISTOPHE PETIT TESSON / EPA POOL)

Ce « lobbying« , pour reprendre le terme utilisé par plusieurs députés, s’est particulièrement manifesté ces dix derniers jours, sur deux textes présentés à l’Assemblée nationale. Le premier autorise à nouveau, et pour trois ans, l’utilisation de néonicotinoïdes – un pesticide interdit depuis 2016 – pour lutter contre un puceron qui ravage les plants de betterave. Le second est la proposition de loi sur le bien-être animal, débattue hier en hémicycle, et rejetée dans la nuit par les députés.

« À chaque fois, en amont des textes, les députés ont vu leurs boîtes mails saturées, avec des envois automatiques de messages, du spam à l’échelon industriel », s’agace un ponte de la majorité, qui évoque « un harcèlement des élus » avec des expéditeurs qui utilisent de fausses identités. Un autre député a fait le calcul : sur la seule journée d’hier, il a reçu un mail toutes les 30 secondes sur le bien-être animal. Ce qui paralyse totalement son activité, car les autres messages qui lui sont adressés sont noyés dans la masse.

Nouveaux outils contre le spam

De nombreux députés voient derrière cette opération la patte de deux associations : Agir pour l’environnement et L214. Le député Erwan Balanant (Modem) a pris sa plume pour écrire à la première et expliquer que ces méthodes ne servent à rien.

« Nous ne sommes pas des robots ou des algorithmes, prévient-il dans ce courrier dont nous avons pu prendre connaissance. Nous travaillons chacun de nos votes et nous rencontrons sur le terrain ou en réunion les acteurs. Nous nous documentons et ne votons pas à la légère. »

Pour Erwan Balanant, cette façon de faire dessert même la cause défendue. Son collaborateur estime à 2 000 tonnes de CO2 émis l’empreinte carbone du dernier assaut numérique, sur le bien-être animal. « En toute sympathie pour votre association et vos combats, changez de méthode« , conseille-t-il à l’association, l’invitant plutôt à accepter un débat public.

Le président du groupe Modem, Patrick Mignola, veut aller plus loin. Il compte proposer aux dirigeants des autres groupes parlementaires que l’Assemblée nationale se dote d’outils informatiques pour bloquer ces spams.

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