Le député n’a pas participé au baptême du Scombrus, vendredi 25 septembre, à Concarneau (Finistère). Une manière de marquer son opposition à la pêche industrielle, et de soutenir les pêcheurs côtiers.

Erwan Balanant, député MoDem de la huitième circonscription (Concarneau-Quimperlé) du Finistère.

Erwan Balanant, vous n’avez pas assisté au baptême du Scombrus alors que vous étiez convié. Pourquoi ?

Le Scombrus est un bateau usine, qui débarque sa pêche aux Pays-Bas. Les gens du territoire n’ont pas à se réjouir de sa mise en service, d’autant qu’il n’a pas été construit à Concarneau. La pêche industrielle n’est pas un modèle que j’affectionne et qui, de mon point de vue, ne doit pas être développé. Je suis pour une pêche de proximité, même si cela n’empêche pas d’avoir des bateaux un peu plus grands pour certains types de poissons.

Vous partagez donc le courroux des pêcheurs artisans ?

Les pêcheurs côtiers, comme ceux de Concarneau, ont fait énormément d’efforts depuis plusieurs années. Ils utilisent des techniques de pêche respectueuses de l’environnement et de la ressource. C’est à mon sens ce qu’il faut privilégier.

Ce n’est pas le cas de la pêche industrielle ?

Un bateau comme le Scombrus pêche des centaines de tonnes. À son bord, le poisson est peu valorisé, il est vendu peu cher. On est sur une économie du volume. Concernant la pêche, j’estime qu’il faut, au contraire, privilégier une économie de la qualité.

Craignez-vous, comme certains, la mort de la pêche artisanale ?

Elle est nettement moins rentable que la pêche industrielle. Si vous rapportez les volumes pêchés aux emplois créés, il y a un écart énorme entre les deux modèles. La pêche industrielle ne fait pas vivre grand monde, les conditions de travail sur les bateaux sont extrêmement difficiles. Ce n’est pas un modèle d’avenir. Alors que derrière les pêcheurs côtiers de Concarneau, il y a un écosystème qu’il faut préserver.

En 2019, vous avez été le rapporteur d’une proposition de loi visant à interdire la pêche électrique. Une technique utilisée par certains bateaux de Cornelis Vrolijk, un groupe néerlandais dont France Pélagique est une filiale. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

C’est aussi l’une des raisons pour laquelle je n’ai pas participé au baptême. Je ne suis pas hypocrite. Je ne pouvais pas être présent alors que je me suis battu pour interdire la pêche électrique (la mesure sera effective en juillet 2021 en France).

Pour relire l’intégralité de l’article, cliquez ici

Souscrivez à ma lettre d'information

Rejoignez notre mailing list et recevez les dernières informations de la circonscription et de l'Assemblée nationale.

Merci pour votre inscription !