Visite du centre MGEN adapté aux personnes en situation de handicap à Riec sur Belon avec la ministre des sports Roxa Maracineanu

Visite du centre MGEN adapté aux personnes en situation de handicap à Riec sur Belon avec la ministre des sports Roxa Maracineanu

J’ai eu le plaisir d’accompagner Roxana Maracineanu, la ministre déléguée chargée des Sports dans le pays de Quimperlé (Finistère), lundi 28 septembre, à Riec-sur-Bélon.

Nous avons visité un centre MGEN adapté aux personnes en situation de handicap. Roxana Maracineanu était, enfant, réfugiée politique dans cette commune, en 1984.

On en parle dans la presse : Pays de Quimperlé. Riec-sur-Bélon : Roxana Maracineanu sur les terres de son enfance

Concarneau. Erwan Balanant : « la pêche industrielle n’est pas un modèle d’avenir »

Concarneau. Erwan Balanant : « la pêche industrielle n’est pas un modèle d’avenir »

Le député n’a pas participé au baptême du Scombrus, vendredi 25 septembre, à Concarneau (Finistère). Une manière de marquer son opposition à la pêche industrielle, et de soutenir les pêcheurs côtiers.

Erwan Balanant, député MoDem de la huitième circonscription (Concarneau-Quimperlé) du Finistère.

Erwan Balanant, vous n’avez pas assisté au baptême du Scombrus alors que vous étiez convié. Pourquoi ?

Le Scombrus est un bateau usine, qui débarque sa pêche aux Pays-Bas. Les gens du territoire n’ont pas à se réjouir de sa mise en service, d’autant qu’il n’a pas été construit à Concarneau. La pêche industrielle n’est pas un modèle que j’affectionne et qui, de mon point de vue, ne doit pas être développé. Je suis pour une pêche de proximité, même si cela n’empêche pas d’avoir des bateaux un peu plus grands pour certains types de poissons.

Vous partagez donc le courroux des pêcheurs artisans ?

Les pêcheurs côtiers, comme ceux de Concarneau, ont fait énormément d’efforts depuis plusieurs années. Ils utilisent des techniques de pêche respectueuses de l’environnement et de la ressource. C’est à mon sens ce qu’il faut privilégier.

Ce n’est pas le cas de la pêche industrielle ?

Un bateau comme le Scombrus pêche des centaines de tonnes. À son bord, le poisson est peu valorisé, il est vendu peu cher. On est sur une économie du volume. Concernant la pêche, j’estime qu’il faut, au contraire, privilégier une économie de la qualité.

Craignez-vous, comme certains, la mort de la pêche artisanale ?

Elle est nettement moins rentable que la pêche industrielle. Si vous rapportez les volumes pêchés aux emplois créés, il y a un écart énorme entre les deux modèles. La pêche industrielle ne fait pas vivre grand monde, les conditions de travail sur les bateaux sont extrêmement difficiles. Ce n’est pas un modèle d’avenir. Alors que derrière les pêcheurs côtiers de Concarneau, il y a un écosystème qu’il faut préserver.

En 2019, vous avez été le rapporteur d’une proposition de loi visant à interdire la pêche électrique. Une technique utilisée par certains bateaux de Cornelis Vrolijk, un groupe néerlandais dont France Pélagique est une filiale. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

C’est aussi l’une des raisons pour laquelle je n’ai pas participé au baptême. Je ne suis pas hypocrite. Je ne pouvais pas être présent alors que je me suis battu pour interdire la pêche électrique (la mesure sera effective en juillet 2021 en France).

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Adoption à l’unanimité de la proposition de loi : relative au renforcement de l’inclusion dans l’emploi par l’activité économique et à l’expérimentation « territoire zéro chômeur de longue durée »

Adoption à l’unanimité de la proposition de loi : relative au renforcement de l’inclusion dans l’emploi par l’activité économique et à l’expérimentation « territoire zéro chômeur de longue durée »

Lancée en 2016 pour cinq ans dans dix territoires, l’expérimentation « TZCLD »  vise à utiliser, à l’échelle d’un territoire, les fonds normalement versés sous forme de prestations sociales (RSA, allocations logement, ASS…) pour financer des emplois, rémunérés au SMIC, destinés à des personnes privés durablement d’emploi. Des entreprises à but d’emploi (EBE) utilisent ainsi ces fonds pour créer des activités qui n’entrent pas en concurrence avec les entreprises locales, et embaucher en CDI.

Depuis 2016, 1 112 personnes sont sorties de la privation d’emploi grâce à ce dispositif.

A ce jour, 116 territoires ont candidaté pour la seconde expérimentation.

En mai 2019, j’avais organisé avec mes collègues Dominique Potier du groupe Nouvelle Gauche et Stella Dupont du groupe La République en Marche un déplacement de travail en Meurthe et Moselle pour évaluer le dispositif.

Au-delà de l’élargissement de l’expérimentation territoire zéro chômeur, le texte renforce l’insertion par l’activité économique.  Jusqu’à présent, l’éligibilité des personnes à un parcours d’insertion par l’activité économique était soumise à une validation unique par Pôle Emploi.

Le texte adopté à l’unanimité supprime le principe de l’agrément par Pôle Emploi lequel est remplacé par des prescripteurs dont la liste sera fixée par décret ou par les structures d’IAE.

Attaché à l’insertion par l’activité économique, je suis à l’écoute et en soutien des projets de la circonscription pour l’insertion et j’apporterai toute mon attention au projet d’expérimentation de territoire Zero Chômeur porté par l’association de Concarneau.

Lien vers le dossier législatif du texte de loi en cliquant ici

Congé paternité : « Sept jours obligatoires, c’est un vrai message ! »

Congé paternité : « Sept jours obligatoires, c’est un vrai message ! »

Un mois de congé paternité, dont sept jours obligatoires ? « Une belle avancée », selon Erwan Balanant, député Modem du Finistère et membre de la délégation parlementaire à l’égalité femmes-hommes.

Un congé paternité d’un mois, dont sept jours obligatoires, qu’est-ce que ça change ?

Beaucoup de choses ! Les spécialistes de la petite enfance le disent : pendant les premiers moments de l’enfant, se crée beaucoup de l’attachement qu’on va avoir pour lui par la suite. Cette mesure est une belle avancée car, pendant les sept premiers jours, le père sera avec la maman aux côtés de l’enfant. Et on le voit dans les pays qui ont développé depuis longtemps ce type de congé paternité, cela conduit le père à s’impliquer beaucoup plus par la suite. Cela fait une vraie différence en termes de charge mentale, qui est aujourd’hui essentiellement prise par les mères.

Le rapport Cyrulnik sur les « 1 000 premiers jours de l’enfant » recommandait un congé paternité de neuf semaines. N’êtes-vous pas trop déçu qu’on reste au milieu du chemin ?

Bien sûr, j’aimerais qu’on aille plus loin, mais je me félicite vraiment que cela avance ! On ne peut faire autrement que procéder par étapes, car il y a une question de financement. Cette mesure, mine de rien, cela représente 500 millions d’euros sur une année pleine pour la Sécurité sociale, et sans doute un peu plus à terme car le taux de recours devrait augmenter.

Sept jours obligatoires, est-ce que c’est suffisant pour faire évoluer les mentalités ?

Avoir une obligation, c’est un vrai message. Sinon, on sait bien qu’il peut y avoir des inerties. Je suis persuadé que des pères qui peuvent être réticents vont passer un moment extraordinaire et se diront que c’est génial de s’occuper de ses enfants.

L’une des seules voix discordantes est celle de la CPME, organisation patronale des PME. Comprenez-vous son inquiétude ?

Je comprends, mais le dispositif va être porté par la Sécurité sociale, donc cela n’aura pas d’implication financière forte pour les petites entreprises. L’intérêt de cette mesure, c’est que cela va répartir la tâche de la parentalité dans l’entreprise, qui était essentiellement fléchée vers les femmes. Beaucoup de discriminations salariales viennent de là. Que ce moment où les parents doivent quitter l’entreprise soit partagé, je trouve ça bien.

La France est revenue dans le peloton de tête européen concernant le congé paternité mais elle reste mal placée concernant le congé parental. Êtes-vous favorable à ce que ce dernier soit mieux rémunéré ?

Encourager cet arrêt par une valorisation plus importante serait intéressant. Mais il faut trouver un équilibre entre cette idée de partage, cette idée d’implication des hommes à parts égales, et la nécessité de préserver les équilibres financiers. 

C’est un sujet de société qui doit être collectivement partagé par tous les partis et par les citoyens. Si on réussit à avancer, tout le monde sera gagnant : les enfants, les parents, et la société parce qu’on sait que les inégalités femmes-hommes coûtent cher d’un point de vue économique.

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