Comment travaille un député, en cette période troublée ? C’est la question que nous avons posée à Erwan Balanant, le député de la huitième circonscription de Concarneau-Quimperlé.

 « Je suis resté à Quimperlé. Et comme les autres, comme tout le monde, je suis en confinement. De chez moi, je gère les dossiers.  Erwan Balanant est revenu à la maison, jeudi 12 mars. Depuis cette date, le député finistérien n’est pas retourné à Paris et à l’Assemblée nationale. Il travaille en… télétravail.

Mais l’éloignement géographique avec l’hémicycle et son bureau ne l’a pas empêché d’être actif  à distance, sur le texte Urgences. Nous avons eu de nombreuses réunions téléphoniques pour effectuer et poursuivre le travail législatif important sur ce texte. J’ai eu de nombreux maires de la circonscription au téléphone, ainsi que des entrepreneurs et des chefs d’entreprise. Je suis à leur écoute ».

Ces discussions ont permis à Erwan Balanant de  faire remonter des choses concernant ce texte. Par exemple, j’ai eu le président régional de la Chambre de commerce et d’industrie. Il avait des interrogations sur les mesures traitant du chômage partiel ».

« Il y aura un avant et un après »

 « Il y avait des trous dans la raquette »   , poursuit le Quimperlois. La question de la protection des mineurs isolés et non-accompagnés a également fait l’objet de retouches, après les contacts qu’il a pu avoir avec des responsables de l’Unicef. Le statut des agents contractuels aussi, après un échange avec un maire du pays de Quimperlé.

Tout en étant en relation permanente avec ses deux attachées parlementaires restées à Paris, le quotidien du député est guidé par trois grands axes :  Gérer la crise et être à l’écoute de tout le monde ; expliquer le pourquoi de ce texte ; se mettre à la disposition des gens pour faire remonter les interrogations, les remarques, etc. 

Erwan Balanant se veut, avant tout,  être le lien entre les décisions prises (au sommet de l’État, N.D.L.R.) et les réalités du terrain. Je suis un député de terrain, insiste-t-il. C’est encore plus vrai actuellement, avec la crise que nous vivons et que nous traversons. Avec un maître-mot pour guider nos actions : de l’humilité ».

Erwan Balanant ne sait évidemment pas quand il pourra reprendre sa vie normale d’élu de la République. Mais en attendant, il le martèle :  Nous sommes dans l’urgence. Il faut de l’écoute et de la solidarité. Nous devons, tous, nous serrer les coudes. 

En raison des circonstances, il ne devrait rendre les conclusions de sa mission parlementaire sur le harcèlement scolaire que fin mai.

Et peut-être qu’à cette époque,  nous serons en sortie de crise. Une crise qui révèle des tas de problèmes de notre société. Il y aura un avant et un après. Le plan de relance devra bien prendre en compte les notions essentielles que sont l’environnement et le social ».

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