Ce jeudi 7 novembre, nous célébrerons la journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école. Cette journée est l’occasion de rappeler combien la prévention et la lutte contre le harcèlement sont fondamentales pour permettre à chaque élève de vivre sa scolarité de manière sereine.

La prégnance du harcèlement au sein de notre société est inquiétante. Harcèlement sexuel, moral, scolaire, de rue, ce phénomène est omniprésent et constitue un véritable fléau.

En France, environ un élève sur dix subit ces violences au quotidien. Les séquelles de ces stigmatisations sont diverses et nombreuses : lésions, marques corporelles issues de bagarres ou de jeux dangereux, difficultés de concentration, problèmes de sommeil, estime de soi qui s’affaiblit. Le phénomène est difficile à diagnostiquer, car l’enfant harcelé va s’isoler lentement et se taire. La culpabilité, la honte peuvent mener à un comportement social violent ou un décrochage scolaire.

Avec l’utilisation permanente des nouvelles technologies de communication (téléphones, réseaux sociaux numériques), le harcèlement entre élèves se poursuit en dehors de l’enceinte des établissements scolaires : cette nouvelle tendance démultiplie dangereusement les possibilités de harcèlement, mais également l’impact dévastateur sur la victime pouvant la conduire jusqu’au suicide.

Les exemples alarmants ne cessent, hélas, de se multiplier.

En juin 2019, à Herblay, la fin de l’année scolaire a été marquée par le suicide d’Evaëlle, une enfant de 11 ans qui subissaient de graves violences de camarades de classe.

En septembre 2019, dès les premières semaines de classe, c’est Arthur, dans la Loire, qui aurait été passé à tabac et violé dans les toilettes de son établissement.

Nous ne pouvons continuer à tolérer ces sévices qui portent atteinte à toutes les valeurs de l’École de la République et il nous faut combattre inlassablement ce phénomène.

Cette année, nous avons mis en place plusieurs dispositifs visant à endiguer ces violences.

Tout d’abord, j’ai présenté un amendement qui a permis d’introduire un droit à une scolarité sans violence à l’article 5 de la loi pour une école de la confiance ( et d’inscrire ce droit à l’article L.511-3-1 du code de l’éducation).

Dans le même sens, le Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse a dévoilé un vaste plan d’actions, articulé autour de 10 mesures phares. En particulier, le programme “clé en main” dans des établissements tests de 5 académies différentes. Ces établissements comptent ainsi sur l’appui d’équipe dédiées au sujet des violences à l’école, dispositif à titre expérimental.

Ces efforts doivent être intensifiés et nous devons continuer à développer de nouveaux outils pour protéger nos enfants. La journée du 7 novembre nous permet ainsi de sensibiliser les enfants et les adultes contre les violences à l’école. La mobilisation des acteurs de la société civile en ce sens nous donne l’occasion de réfléchir ensemble aux dispositifs qui permettront de rétablir l’harmonie dans l’école de demain.