Tribune publiée dans le JDD – Condition animale : l’appel de 85 députés de tous bords

Tribune publiée dans le JDD – Condition animale : l’appel de 85 députés de tous bords

Les salariés de l’UE ne peuvent plus continuer à être exclus de la construction européenne

Matthieu Orphelin, Erwan Balanant, Barbara Pompili, Hugues Renson, Cédric Villani, Audé Luquet et 79 député-es de tous bords publient une tribune et se saisissent de la question du traitement réservé aux animaux. Voici notre texte.

« Selon un sondage Ifop de 2018, 7 Français sur 10 considèrent que les animaux sont mal défendus par les politiques. L’Assemblée nationale a adopté récemment le projet de loi dit « EGalim » qui comportait un article consacré à la question de leur bien-être. Parce que les Français réclament aujourd’hui des mesures fortes en la matière, cet article 13 a suscité d’immenses attentes… et autant de déceptions de la part des citoyens et des associations de protection animale.

Pourtant, des avancées ont été votées dans cette loi. Quelques exemples : l’extension du délit de maltraitance et le doublement des peines (qui passeront de six mois d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende à un an et 15.000 euros d’amende), la possibilité offerte aux associations de se porter partie civile en cas de mauvais traitements sur les animaux, la nomination d’un responsable de leur protection disposant du statut de lanceur d’alerte dans chaque abattoir, ou encore la sensibilisation au bien-être animal dans les programmes d’enseignement et les formations agricoles.

Ces premiers pas sont-ils suffisants? Non. Mais nous saluons ces avancées qui ont, en outre, permis que la condition animale soit longuement débattue dans l’hémicycle, lui donnant ainsi l’importante visibilité qu’elle mérite. D’autres amendements à cet article 13 ont été rejetés, déclenchant la colère des associations et des citoyens défenseurs des animaux, colère relayée par les médias et les réseaux sociaux. Disons-le clairement : des pratiques de maltraitance vont persister dans notre pays, telles que le broyage vivant des poussins mâles ou la castration des porcelets sans anesthésie…

Il nous reste donc beaucoup de travail et d’énergie à déployer pour continuer à porter ce combat, partagé par de très nombreux Français. Mais ces derniers doivent se souvenir qu’il faut des majorités au Parlement pour faire ou modifier la loi. Pour les obtenir, il est nécessaire de prendre préalablement le temps d’argumenter et de convaincre afin de sortir de la seule émotion, en associant considérations éthiques, morales, philosophiques à des données scientifiques, objectives et chiffrées.

Toute avancée de la condition animale devra également tenir compte de la complexité du sujet : dans un contexte de crise économique frappant tout particulièrement le monde paysan, rien n’avancera sans considérer les intérêts et les enjeux économiques des filières agricoles.

La politique est l’art de rassembler. C’est aussi savoir renoncer à certains combats – parfois la mort dans l’âme – pour obtenir des accords, créer des majorités, et en gagner d’autres.

La condition animale n’échappera pas à cette méthode : il est impératif que les associations de protection, les citoyens et les députés sensibles à cette cause travaillent ensemble dans le même sens. Et, si l’on veut aller au-delà de réformes limitées ou anecdotiques, le traitement de cette étude requiert une approche interministérielle impliquant donc l’ensemble du gouvernement.

Notre pays serait fidèle à sa réputation de pays des Lumières, fidèle à Lamartine, Hugo, Schœlcher, Zola ou Yourcenar, qui tous liaient le progrès humain à la considération pour les animaux, s’il donnait en Europe une véritable impulsion à cette cause. En n’oubliant jamais que ce qui est en jeu est la défense non pas du seul bien-être animal, mais d’un bien-être liant condition animale, condition humaine et protection de l’environnement. »

Source – le JDD : https://www.lejdd.fr/politique/condition-animale-lappel-de-85-deputes-de-tous-bords-3761639

Adoption de la directive « droit d’auteur » par le Parlement européen

Adoption de la directive « droit d’auteur » par le Parlement européen

« Une victoire pour la création et le pluralisme »

Le groupe Mouvement Démocrate et apparentés se réjouit de voir le Parlement européen adopter, ce jour, la directive sur le droit d’auteur à l’heure du numérique.

Les députés européens, réunis en séance plénière, ont adopté à une large majorité, cette directive essentielle à la préservation de la force créatrice de notre pays, en dépit d’un lobbying puissant des géants du numérique.

La France a vu naître le droit d’auteur qui fut une formidable avancée et qui a permis à des générations d’artistes de pouvoir enrichir notre pays de leurs inventions, sous toutes leurs formes.Il a aussi permis la vitalité du secteur de la création et de la presse. Il est de ce fait intimement lié à notre caractère démocratique. Or, les technologies du numérique, en bouleversant les circuits de la création, pouvaient tarir cette source.

Il était donc essentiel que la France et l’Europe se saisissent de ce sujet pour garantir la diversité culturelle par le droit d’auteur, et le pluralisme des médias, via la création d’un droit voisin au droit d’auteur.

Le groupe MoDem, depuis longtemps engagé sur le sujet de l’indépendance et du pluralisme de la presse, a proposé dès le mois de mai 2018 d’inscrire un tel droit dans notre droit national et se félicite de voir que la mobilisation initiée alors a pu porter ses fruits.

« La reconnaissance de nouveaux droits permettra un plus juste partage de la valeur, sans modifier pour autant les règles de liberté ou de gratuité pour les internautes. »
Patrick Mignola, vice-président du groupe MoDem, auteur de la proposition de loi visant à établir un droit voisin au profit des éditeurs de presse en ligne.

Il appartiendra désormais aux parlements nationaux de transcrire en droit national cette directive. Le groupe Mouvement Démocrate et apparentés est prêt à inscrire cette transposition à l’ordre du jour et veillera, en tout état de cause, à ce que ces mesures – consécration du droit d’auteur, adoption du droit voisin pour les éditeurs et agences de presse, responsabilisation des plateformes pour une meilleure répartition de la richesse – soient pleinement mises en œuvre.

La rentrée au lycée Pierre Guéguin de Concarneau

La rentrée au lycée Pierre Guéguin de Concarneau

Pour cette nouvelle année scolaire, j’ai tenu à me rendre dans le lycée Pierre Guéguin de Concarneau où la rentrée des 630 élèves s’effectue depuis ce matin.

Enseignement général, technique et professionnel (électro-technique, maintenance nautique, technicien du froid et de l’air conditionné) sont regroupés au sein de l’établissement que dirige Sylvette Bouché depuis septembre 2017.
La grande innovation du lycée pour l’année 2018-2019 consistera dans la création d’une mini-entreprise au cœur de l’établissement, tournée, au travers l’économie sociale et solidaire, vers le développement durable et plus particulièrement le traitement et le recyclage des composants plastiques rentrant dans la construction des bateaux ; Plastic Odyssey serait un partenaire prinicpal et idéal de ce chantier !
Cette initiative va dans le sens des préconisations du rapport Calvez-Marcon, nous la saluons et nous la soutiendrons !

La nouvelle filière charpente de marine accueillera également 13 élèves qui seront formé.e.s au CAP. Des places sont encore disponibles !!

Renseignements sur le site du lycée. 

Un vœu : la possibilité de préparer un Brevet Professionnel de charpente de marine comme cela existe déjà dans les 2 autres établissements du pays à Gujan Mestras (Gironde) et Equeurdreville (Calavados). Ce serait un véritable atout pour notre territoire, dans un secteur où les entreprises sont en constante recherche de collaborateurs.

Bonne rentrée à tous les lycéens, à tous les professeurs et à tous les personnels des lycées du territoire !